… Mécenat restauration
de l’église de Sannat

La commune de Sannat soucieuse de valoriser son patrimoine et d’associer les Sannatois à ces projets engage une action patrimoniale qui démarre en 2018 et souhaite s’édifier dans un écosystème de générosité qui aura pour ambition de :

- rapprocher la collectivité de la société civile

- impliquer particuliers et entreprises dans le développement de leur territoire, dans un espace commun privilégié pour échanger et agir au service d’un bien partagé

UNE HISTOIRE


Elle fut construite à partir de 1898 à l’emplacement de l’ancien édifice paroissial au vocable de Saint-Martin datant du XIIe et XIIIe siècle démoli entièrement et du cimetière contigu.


















Le projet comprend pour l’essentiel :

- Restauration d’une cloche usée  (descente nécessaire, réparation en atelier, remise en place)

- Suivi des parties de toitures,  charpente, zinguerie

- Reprise des enduits abimés

- Reprise et création de certains vitraux

- Mise en valeur d’éléments remarquables (éclairage de la cloche de Saint-Pardoux, mise en avant du mécanisme ancien d’horlogerie)

  Projet total estimé : 45 000 à 60 000 €


UN HERITAGE COMMUN 

ou POURQUOI DONNER ?


Que l’on soit croyant ou non, la vie de l’église de Sannat a marqué celles des sannatois de vie ou de cœur, rythmé les heures réelles et les heures sombres ou joyeuses par le son de ses cloches, un son qui leur est propre, unique. Dans cette église, certains ont des souvenirs, ont laissé un peu d’eux même dans l’âme de ces pierres… La laisser à l’abandon, aux quatre vents et aux pluies, c’est laisser un peu de nous-même…


AMOUREUX du patrimoine, de cette église qui représente si bien l’humilité et le savoir-faire des maçons de la Creuse, AMOUREUX du PASSE, de Sannat de la VIE et du FUTUR SANNATOIS, aidez-nous à RESTAURER cet HERITAGE COMMUN !


Nous nous engageons à ce que l’argent récolté soit utilisé uniquement pour ce projet de restauration d’église.


De style néogothique, elle n’est pas classée monument historique mais n’est pas sans intérêt pour autant. Son clocher haut de 42 mètres marque le centre de l’agglomération du bourg. Il est visible de toutes les routes conduisant à SANNAT et ne passe pas inaperçu.


Par ailleurs, elle témoigne du savoir-faire des tailleurs de pierre qui peuplaient nos campagnes puisqu’elle est construite en granit provenant des anciennes carrières de Fayolle travaillé sur place.


UNE URGENCE


L’une des cloches actuelles est très abimée. Certains vitraux sont inexistants, la toiture endommagée, comme le crépi…

…L’essentiel

Les Dons

Les dons doivent être adressés avec le formulaire de souscription par chèque libellé au Trésor Public à l’adresse de la mairie.


Ils donnent lieu à défiscalisation :


Particuliers soumis à l’IRPP (Impôt sur Revenu des Personnes Physiques)

66 % de réduction d’impôt dans la limite de 20 % de mon revenu imposable.

Exemple 1 : 1 don de 100 € = 66 € d’économie d’impôt


Particuliers soumis à l’ISF (Impôt Sur la Fortune)

75 % de réduction d’impôt dans la limite de 50 000 €

Exemple : 1 don de 1000 € = 750 € d’économie


Entreprises

60 % de réduction d’impôts dans la limite de 5% du chiffre d’affaires HT

Exemple : 1 don de 1 000 € = 600 € d’économie


   Télécharger le flyer avec le formulaire de souscription

Approfondir

Réparation d’une cloche de l’église

Appel à la générosité publique


A force de rythmer notre vie, d’égrener le temps qui passe, de nous rappeler les grands moments de la journée, de sonner lugubrement pour annoncer les décès ou de carillonner de joie à l’occasion des mariages, notre grosse cloche est fatiguée. L’usure du temps a fait son œuvre, et les hommes de l’art qui se sont penchés à son chevet ont diagnostiqué des maux qui demandent réparation.

Les autres membres de la famille ne sont pas exempts de bobos divers, mais l’urgence est moins grande. L’ancêtre, qui est la plus petite, et la seule visible de l’extérieur (côté ouest), dont nous avait gratifié Saint-Pardoux privé de son église tombée en ruines, a continué à sonner les heures longtemps. Jusqu’à ce que l’électrification la prive de son emploi, ou si l’on préfère voir le bon côté des choses, lui permette de bénéficier d’une retraite bien méritée. Elle serait née en 1572 ! Bel âge pour une cloche, mais horrible année ! La petite dernière, une jeunette, n’a été hissée dans le clocher qu’en 1958, remplaçant sans doute une ancêtre qui avait fait son temps. Je me souviens de l’avoir vue, enfant, ébahi, prendre son envol. Une ribambelle d’hommes s’affairaient au pied du clocher, les uns tiraient sur les chaines d’un palan  pour l’élever, d’autres sur une grande corde pour l’écarter du mur afin qu’elle ne s’y fracasse pas. Je ne sais pas si elle avait fait le détour par Rome, avant d’entrer par la baie d’un abat-son opportunément enlevé, mais le spectacle était grandiose. Peut-être pour consoler sa grand-mère et rappeler les hommes à leur devoir, elle porte cette inscription « Je sonne la paix ». Quant à la quatrième, elle est encore dans la fleur de l’âge. Que pèsent 141 années quand on a un corps d’airain ?

L’objet de nos soucis, c’est la maîtresse cloche. Avec sa demi-tonne, et son diamètre de près d’un mètre, elle en impose ! Mais elle est peut-être la plus sollicitée, et elle ne se fait plus toute jeune ; aussi souffre t’elle d’une usure qui la fragilise, et peut la faire périr. Songeons qu’elle est presque deux fois plus âgée que l’église actuelle. Elle est née avec l’Empire, en 1804. Napoléon l’aurait-il portée sur les fonts baptismaux ?  Elle avait connu une autre vie avant d’hanter ce clocher. Sans doute à quelques mètres de là, dans celui de l’église précédente, qu’il fallut écrouler avant qu’elle ne s’écroulât d’elle-même.

Dans cette nouvelle église, achevée en 1898, à droite dans l’entrée, on peut voir la liste des généreux donateurs qui ont offert leur obole (parfois considérable), pour la résurrection de leur église. Sans doute la foi animait-elle beaucoup de paroissiens, mais il est certainement d’autres Sannatois qui ont tenu à participer à la restauration de ce monument, emblématique de toute commune rurale, pour des raisons différentes. Par amour de leur commune et de son patrimoine, ils ont apporté leur contribution, par une aide financière, ou par l’exercice de leur art (nos maçons et nos tailleurs de pierre de l’époque).

C’est dans cet esprit que la Municipalité de Sannat et l’association Sannat Histoire et Patrimoine lancent une souscription, par l’intermédiaire de la Fondation du patrimoine (1). Le coût estimé est de 12.000€. La mairie cherche à obtenir des subventions, mais le climat actuel n’est guère favorable. Si beaucoup d’entre nous, dans la mesure de leurs moyens, apportent leur contribution, cette réparation pourra être financée et menée à bien. Peut-être par la suite d’autres efforts seront nécessaires. Il serait dommage que cet édifice, qu’on peut aimer, ou ne pas aimer, mais qui symbolise tellement le savoir-faire de nos maçons-tailleurs de pierre, et qui à ce titre constitue une fierté pour notre commune, subisse par trop les outrages du temps.

Bonus non négligeable, les dons sont en grande partie défiscalisables, à 66%. Cela signifie que si vous versez (par exemple) 100€, 66€ seront déduits de vos impôts. Votre dépense réelle sera de 34€…à condition bien sûr de payer des impôts. (Pour les entreprises la défiscalisation est de 60%). Un bon vous sera remis à cette intention.

(1) Rappelons qu’en vertu de la loi de séparation de l’Église et de l’État de 1905, les communes sont propriétaires des églises (dont font partie les cloches), et à ce titre responsables de leur état, de leur entretien et de leurs réparations.


Précisions techniques :

Cloche                  Diamètre              Poids estimé                    Date

Cloche                 1 930 mm                  469 kg                       1804

Cloche                 2 765 mm                  261 kg                       1958

Cloche                 3 720 mm                  218 kg                       1876

Cloche                 4 396 mm                    39 kg                       1572 ?


La cloche à réparer est la cloche1. Les deux maux essentiels qui la fragilisent sont, l’usure des bords de frappe, et la corrosion des systèmes d’attache. Bien sûr un enlèvement est nécessaire. Mais il se ferait cette fois par l’intérieur de l’église.

Coïncidence amusante : 3 dates correspondent à des changements de régime en France : 1804 : la fin de la 1ère République, 1876 : l’avènement réel de la 3ème République, 1958 : le passage de la 4ème à la 5ème République. Quant à 1572, c’est l’année d’une des plus grandes crises de la monarchie, le massacre de la Saint-Barthélemy, déclenché au son du tocsin…mais nos cloches à nous, sonnent la paix !


Texte de Jean-Pierre BUISSON, Président de l’association Sannat Histoire et Patrimoine

Vidéo d’un passionné sur l’église de Sannat… son clocher… les cloches et leurs sons



La marche à suivre

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